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samedi 22 août 2020

Une page se tourne... Petits Bonheurs d'une Chibi, c'est terminé !

 A l'heure où j'écris ces lignes, le nouveau blog n'est pas encore totalement finalisé. Il manque la bannière sur laquelle travaille la talentueuse Violette, il y a aussi un petit bug dans la date des articles que j'essaie de modifier. Sinon, c'est prêt et je suis tellement contente !

Edit du 22 août: ça y est, c'est boon ! 

Voilà que, après presque 10 ans de blogging sous Blogger, je me lance dans Wordpress. J'ai acheté un nom de domaine, un hébergement, installé Wordpress et un template. Il m'en aura fallu du temps pour oser me lancer et à présent que j'ai pris un peu en main Wordpress, je ne regrette pas du tout. 

J'éprouve quand même beaucoup de gratitude pour cette plateforme qui m'a permise d'écrire et de publier sur plein de sujets différents ces dernières années. 🧡 Mais il était temps pour moi de changer.

 

Suis-moi dans mes nouvelles aventures sur le blog Chibi dans les orties ! 🥰 Je te dis à très vite là bas ! 

 

 


vendredi 1 novembre 2019

Quand l'envie de la lecture refait surface

Ces dernières semaines, j'ai été prise dans un tourbillon d'obligations, de rendez-vous, de choses à faire, de personnes à voir. Et ce quotidien a souvent tendance à me submerger, par-dessus mes propres besoins, mes propres envies si bien que je m'oublie parmi ces vagues énormes de to-do lists à cocher. 

Ces dernières semaines, je n'arrivais pas à me concentrer pour lire un livre. A essayer de me maintenir à flot à propos de la rentrée littéraire, même m'intéresser à ces sorties me paraissait difficile. Ce sentiment allait sans doute au-delà de la simple panne de lecture qu'on ressent tous pendant des instants plus ou moins longs de notre existence. Mon rapport à la lecture est en train de changer. Il en revient à l'essentiel. Au simple plaisir de lire, de s'évader du quotidien, de rencontrer de nouveaux personnages qui nous font rire et pleurer. Réfléchir à notre rapport au temps et à la vie aussi parfois, de manière plus profonde. 

J'avais oublié qu'on peut puiser de la force dans ces personnages littéraires non seulement pour se recréer chaque jour mais aussi pour prendre conscience qu'on peut aussi créer son propre quotidien. Mettre une pierre après l'autre et décider des plans qu'on a pour demain. On s'adapte, on change, on avance. 


Sortir de cette panne de lecture me fait prendre conscience de ça. Que ce quotidien, une fois de plus, ne m'écrase pas. Je me le suis créé. Je jongle avec, je décide de donner une certaine importance aux éléments en présence. Tout ça, c'est dans ma tête, ce sont mes pensées et je peux décider d'en changer.

Et il aura fallu qu'une lecture sympathique me sorte de cette torpeur pour me lancer à nouveau entre les pages de merveilleux livres qui me tendent les bras. ♥ 

vendredi 4 octobre 2019

28 ans et toujours pas d'enfants?

Cela fait plusieurs mois que je cogite à rédiger cet article. J'avais au départ pour objectif de le publier le 16 mai, jour de mon anniversaire, mais j'ai finalement décidé d'en publier un autre, peut-être moins percutant mais qui a tout autant de sens pour moi.

Cette histoire d'enfant, c'est une question que je me pose depuis longtemps. Dans l'absolu, avoir des enfants me plaît. En réalité, j'aime l'idée. L'idée de nouer une relation particulière avec un être que j'aurai contribué à créer, l'avoir porté en moi, connaître cette relation que j'ai finalement très peu connue puisque ma propre maman est décédée lorsque j'avais à peine 5 ans.

Mais au-delà de l'idée, il y a tout un tas de réflexions qui me poussent à ne pas en avoir et qui me poussent à refuser d'en vouloir. Cette discussion, on l'a eue en couple, cette réflexion, je l'ai menée et portée seule mais aussi à deux. Il peut y avoir des femmes qui ne souhaitent pas en avoir car elles ne sont pas attirées par la maternité. Et elles ont le droit de faire ce qu'elles veulent de leur vie et de leur corps. Et il y a aussi des femmes qui font ce choix pour d'autres raisons, qui les dépassent. 

Photo by Alex Pasarelu on Unsplash

A
l'origine de ma réflexion, il y a tout ce que j'observe depuis des années dans ma famille, dans mon entourage proche. A commencer par les conventions sociales et la normalité. J'ai dit pendant longtemps que je ne souhaitais pas me marier. On m'a dit que ça changerait. Même après une formation de 3 ans en cours du soir à l'évêché pour obtenir mon certificat de prof' de religion, je n'ai pas changé d'avis (et pourtant, on m'en a parlé du mariage!). Cela ne veut pas dire que je ne tolère pas l'idée du mariage, juste que je ne me l'approprie pas dans ma vie personnelle. C'est un peu pareil pour les enfants. 

Autour de moi, faire des enfants, c'est la suite logique du "je me mets en couple", "on se marie", "on achète une maison" (ou l'inverse) puis "on fait un bébé" et enfin "on fait un deuxième bébé". C'est ça le schéma classique que j'ai autour de moi depuis mon enfance. Comme si faire des enfants, ça n'avait pas de conséquence, ça allait de soi. Or, quand je prends le temps de me poser, au-delà de mon envie égoïste de créer une relation spéciale avec un petit être qui sera magnifique (parce qu'il tiendrait de moi hehe), il y a toutes les pressions, les obligations qui découlent de la parentalité. Élever un enfant, ce n'est pas rien. Ce n'est pas facile. Et quand je vois le nombre de parents qui négligent l'éducation de leurs enfants ou la relation qu'ils sont censés entretenir avec eux, je suis triste. J'ai l'impression que beaucoup de gens n'ont pas pris le temps ni la peine de se poser vraiment sur leurs choix de vie et ont fait des enfants "parce que c'est ce qu'on a toujours fait". A une époque où on avait à cœur de perpétuer notre espèce, je peux comprendre. Aujourd'hui, faire un bébé dans notre monde occidental est non seulement destructeur pour la planète mais aussi un acte difficile car on impose notre monde (sur le point d'imploser aussi bien socialement qu'écologiquement) à cet enfant qui n'a rien demandé (comme tous les enfants qui sont venus sur Terre jusqu'à aujourd'hui d'ailleurs). 

Je deviens de plus en plus misanthrope avec les années. Je suis déçue, écœurée, révoltée par l'espèce humaine que je perçois comme le parasite le plus nuisible de son environnement. L'Homme s'est ôté de tout écosystème, s'estimant supérieur et apte à les réguler lui-même. Et même quand on lui dit que c'était une mauvaise idée, qu'il faudrait qu'on réintègre l'écosystème, qu'on arrête de faire les cons avec les énergies fossiles, qu'on arrête de produire du plastique partout, tout le temps qu'on ne peut pas recycler, qu'on arrête de jeter tout ce qu'on consomme... il ne voit que ses profits monétaires et ses poches qui se remplissent. Cela concerne en réalité une toute petite partie de gens sur la Terre: 1% de la population mondiale détient 50% des richesses. Mais ce sont ces personnes qui prennent des décisions pour tous les autres. 

A mon échelle, je ne me vois pas faire un bébé car, humainement, je voudrais qu'il grandisse dans un confort certain. Evidemment qu'on veut ce qu'il y a de mieux (en sachant qu'on a tous une définition différente de "ce qu'il y a de mieux") pour lui. Le problème, c'est que ça m'est accessible et que ça a un coût écologique tellement élevé que je ne suis pas prête à le payer. Nous ne payons pas le vrai coût des choses que nous achetons et que nous consommons. Personne ne paie le vrai coût d'un t-shirt H&M cousu par un enfant de 6 ans dont l'eau quotidienne est polluée par les teintures des jeans produits par la même marque de son usine. (Lui non plus n'a pas demandé à venir au monde btw.) Je ne suis pas prête à aggraver l'état de la Planète par toute la consommation indirecte et directe que provoquerait la venue d'un enfant (une hausse de notre consommation d'eau potable, d'électricité, d'achat de linge de maison ou de meubles fabriqués en Asie, les déplacements qui nécessiteraient sans doute l'achat d'une voiture avec sa consommation de carburant, etc.). Au-delà du fait qu'un enfant, ça coûte cher (même si on ne paie pas le vrai coût de son existence dans nos sociétés où on achète tout très facilement pour 3x rien), que ce sont des responsabilités et un engagement à temps plein, c'est une décision qui m'apparaît encore plus égoïste qu'auparavant vu la situation catastrophique dans laquelle on va se trouver dans quelques mois/années.

Non, je n'ai pas envie de faire face à mon enfant plus tard qui me reprochera de l'avoir mis au monde alors que je savais ce que ça allait lui infliger, que j'imaginais bien les difficultés qu'il allait rencontrer. Quand il me reprochera de ne pas avoir fait assez pour limiter les dégâts et que désormais, il n'a peut-être plus accès aux ressources vitales qu'on aura gaspillées des années précédant sa naissance. Je refuse de faire face à ça parce qu'à part lui dire: "Je suis désolée, j'ai fait ce que j'ai pu", il ne pourra que me répondre: "Ce n'était pas assez". 

Et il aurait raison.

jeudi 18 juillet 2019

La difficulté de déconnecter pendant les vacances

Peut-être que tu es comme moi, peut-être pas. Moi, mon cerveau turbine toujours, tout le temps, à 100 à l'heure. Il démarre quand j'ai les yeux encore fermés et que je me réveille le matin au moment où je vais me coucher et où je me force à me concentrer sur ma respiration (sinon, je pourrais encore continuer de penser et ne pas m'endormir!)




C'est difficile à gérer au quotidien parce que parfois, je peux réfléchir à des détails pendant de longues minutes ou bien me repasser en boucle des conversations que j'ai eues, des désaccords avec d'autres personnes, des choses que j'aurai pu ou du dire à ce moment-là... Bref, c'est épuisant. Et quand on arrive en vacances, il me faut toujours un temps d'adaptation pour me déconnecter. Là, ça va faire trois semaines mais il y a encore (ou "déjà", c'est selon...) des choses que j'ai en tête et qui tournent pour la rentrée du 2 septembre. 

Pourtant, j'ai conscience que je dois reposer mon cerveau, faire autre chose, penser à autre chose, voir des gens... Mais avoir conscience de quelque chose et parvenir à l'intégrer dans le quotidien ou l'appliquer dans sa vie, c'est encore deux étapes différentes... Quand j'écris ça, je pense beaucoup à Ilia Renon quand elle dit "non, je ne vais pas bien. Et c'est okay." C'est okay de ressentir des émotions négatives, d'avoir des passes de down et qu'il faut les accepter pour les traverser et aller mieux ensuite.

Je me pose toujours beaucoup de questions, à propos de mille choses, ce qui me plonge parfois dans des abîmes de perplexité et d'incertitudes très grands et qui me rendent anxieuse. Et ces questions flottent dans mon esprit, parfois elles sont exprimées clairement, parfois elles sont encore au stade d'embryon. Quoi qu'il en soit, elles occupent un espace mental qui pèse et qui continue de peser...



J'aimerais trouver le bouton "off" de mon cerveau, faire des activités de manière insouciante, sans avoir un processeur qui tourne en arrière-plan en quasi permanence. Parfois, l'écriture fonctionne, parfois la méditation aussi, parfois, les balades, parfois, la lecture... mais les résultats ne sont pas satisfaisants sur du long terme.

J'envisage de réduire drastiquement ma consommation et ma présence sur les réseaux sociaux. Mais en cette période de vacances où je suis seule pour 3 semaines, c'est un peu une fenêtre de divertissement ou de communication avec le monde extérieur... ^^' Ce n'est donc pas simple d'arriver à se débrancher et à profiter pleinement de moments qui sont censés recharger nos batteries pour recommencer en forme...! 


Et toi? Tu as des astuces pour te déconnecter?

jeudi 2 mai 2019

4 ans de Petits Bonheurs! - Rétrospective blogging 2015-2019 ♥

God damned, déjà quatre ans! Je me souviens encore quand j'ai ouvert ce blog, en mai 2015. Tout était embrouillé dans ma tête, je voulais un nouveau départ, une nouvelle page blanche à remplir. Et nous y voilà, 4 ans plus tard, toujours ici, toujours toi et moi. Le nom du blog n'a pas changé, ma ligne éditoriale n'a jamais été aussi confuse et diversifiée qu'aujourd'hui mais je m'y sens toujours bien. J'avais envie de faire une petite rétrospective et une sorte de bilan de ces 4 années passées ici. 

C'était le titre de cet article écrit en août 2015. ♥ Que de chemin parcouru depuis!

          .:. Mon évolution entre 2015 et 2019 .:.          

Mon style d'écriture a un peu évolué depuis le début du blog. J'ai l'impression que je me suis davantage formatée depuis que j'ai commencé à travailler en 2014. Quand je relis mes articles d'avant, je suis un peu nostalgique de cette spontanéité et de ces mauvaises blagues. J'essaie d'y revenir un peu depuis quelques semaines parce que j'aime ça, j'ai l'impression que ça donne un ton sympathique à mes articles et j'espère que c'est aussi pour ça que tu me suis :D 

Niveau productivité, c'est difficile à comparer avec l'ancien blog. En 4 ans, j'ai écrit et publié 158 articles ici. Sur le blog précédent, j'en avais publié 121 en 3 ans et demi donc c'est plutôt la tape en fait ^^ Je suis beaucoup moins active de manière régulière par contre ici et donc la relance a été difficile en novembre dernier. Mais c'est là-dessus que j'essaie de travailler: écrire d'abord parce que ça me plaît de partager des pensées, des réflexions, des avancées et des avis avec toi. J'essaie de mettre de côté l'aspect dur et implacable, un peu déshumanisant des stats. A côté de ça, j'ai fini par installer Google analytics pour ce blog en octobre. J'avais envie de voir d'où viennent mes lecteurs, d'optimiser mon référencement naturel, de suivre les conseils de la super blogueuse NoTuxedo. En vrai, je regarde ça d'un oeil mais je suis une demi-quiche, je ne prends pas le temps d'optimiser tout et mes stats ne sont pas toujours terribles. Mais je m'amuse beaucoup à faire ce que je pratique déjà! J'ai peur qu'un jour, je me réveille en me disant que je fais tout ça par automatisme. 

Actuellement, tous les jeudis, j'ai encore le petit frisson de la nouvelle publication. Dès que je partage les liens sur mes réseaux sociaux, je guette les premiers moments. J'ai encore des guilis dans le ventre et pour une blogueuse qui écrit et partage sur la toile depuis 2011, je trouve que c'est encore dingue! ^^ #ChildForLife

2015 a aussi marqué la reprise de ma chaîne Youtube en tant que chaîne principalement Booktube. Et depuis, j'ai des passes où j'alimente beaucoup ma chaîne et peu le blog et vice-versa. Ça dure encore aujourd'hui mais j'aimerais vraiment être régulière à l'écrit, c'est ce que je préfère et ce qui me convient le plus. Cela n'exclut pas le fait de faire des doubles articles texte/vidéo comme je l'ai déjà fait plusieurs fois. 

J'ai aussi pris le temps de bidouiller un template gratuit Blogger pour modifier l'apparence du blog. Je l'aime bien tel qu'il est. Je continue de lui apporter quelques touches perso de temps en temps, pour le rapprocher plus de ce que j'attends comme "blog idéal", tout en ayant à l'esprit que je ne blogue pas de manière pro mais en loisir total freelance. (Eh, y'a un créneau à prendre là, non? Oisive freelance :3) J'ai aussi fait appel à Manon Godard pour trois illustrations dont deux que j'utilise encore actuellement. Je ne regrette absolument pas mon choix, je trouve qu'elle a réussi parfaitement à m'aider à m'approprier ce blog et à lui apporter ma petite touche de Chibi. :) ♥

L'une des jolies illustrations réalisées par Manon ♥ 

          .:. Vos 5 articles préférés .:.          

Pour faire ce petit top, j'ai bien du me baser sur les stats Blogger qui peuvent être un peu erronées mais les chiffres sont tellement clairs du côté du Google Analytics que ça m'étonnerait ^^

#1 - Ma routine slow cosmétique pour peaux mixtes et sensibles

Dès sa sortie, cet article a fait un carton plein grâce à la Une Hellocoton dont il a profité un max. Aujourd'hui, il est très bien référencé par Google et j'en suis très très heureuse car c'est toujours ma routine à l'heure actuelle. ♥ On ne change pas une équipe qui gagne!

#2 - Adios les petits boutons avec Paï 

Encore un article beauté! C'est souvent ceux qui fonctionnent le mieux avec les articles "humeurs" sur ce blog. J'avais écrit cet article suite à ma découverte du sérum Perfect Balance de Paï. Il est génial mais il coûte 54€. Depuis lors, j'ai découvert le Rainforest Rescue Blemish Serum d'Evolve dont je te parlais la semaine passée et qui coûte seulement 28€. Il y en a pour les deux budgets sur ce blog désormais. ♥

#3 - Mes pinceaux Real Techniques préférés

Si on m'avait dit à l'époque que cet article se classerait dans le top 3 du blog, je ne l'aurai pas cru! Il y avait déjà tellement de blogueuses et de youtubeuses beauté qui en parlaient qu'il me semblait un peu "de trop" parmi ces avis. Et pourtant il plaît donc j'ai bien fait de partager ça avec vous! :) 

→ A ce stade, on peut bien avouer que pour une blogueuse qui voulait diversifier sa ligne éditoriale et faire autre chose qu'écrire à propos de cosmétiques, c'est assez raté. ^^' Mais je ne pouvais pas demander à mes lecteurs et lectrices de changer leurs goûts tout en continuant à me suivre, seems legit, so... ! 


#4 - La solitude, ce bonheur incompris

Là, on retrouve un article humeurs/perso écrit tout à fait sur un coup de tête! Pour le coup, moi qui parlais de spontanéité en début d'article, on est en plein dedans! ^^ Je l'aime bien cet article et je suis contente qu'il soit encore lu aujourd'hui, ça me permet d'extérioriser mon introversion à l'écrit, face au monde. :)

#5 - Plus d'insouciance pour être plus heureuse?

C'est très bizarre que cet article ait autant de succès puisqu'il ne respecte aucune règle du SEO. xD Il y a des ovnis comme ça, dans la blogosphère! J'y partageais une réflexion sur la part de l'insouciance dans mon bonheur. Aujourd'hui, si je devais en reparler, je ne dirais plus exactement la même chose. J'oserais dire des propos beaucoup plus engagés et critiques vis-à-vis de la société dans laquelle nous vivons et je pense qu'on vit nos dernières heures d'insouciance, notamment climatique...





           .:. Mes 5 articles préférés .:.           

A mon tour de repartager avec toi les articles que j'ai préféré écrire! Ils sont très différents de ceux que tu retrouves ici plus haut, du coup, ça te fera 10 articles à (re)découvrir à la suite de cette lecture (youpiii, plein de lectures d'articles en plus!). 

#1 - Arrêtez de lui dire qu'elle est belle!

Ecrit à l'occasion d'un 8 mars, cet article représente toute la frustration que je ressens chaque jour, chaque semaine quand le premier compliment qu'on fait à une fille, c'est qu'elle est belle, qu'elle a de beaux cheveux, une jolie peau... Il y a tellement plus à dire quand on creuse un peu le parcours d'une jeune fille, take a look!


#2 - La prise de conscience sur ma consommation cosmétique

Cet article représente mon parcours et le chemin parcouru entre 2010 et 2015 à propos de ma relation au monde de la beauté et des cosmétiques et j'y suis très attachée. Comme je suis toujours - malgré moi - une beauty addict, j'aime toujours me rappeler d'où je viens pour savoir où je vais. Je devrais updater cet article, cela fait bientôt 10 ans que je suis dans le milieu comme aficionada après tout. ^^


#3 - Les couleurs d'automne du parc de la Boverie

Quand je revois cet article, je n'en reviens pas et je me dis "c'est moi qui ai pris ces photos? :O" et ça me motive à reprendre mon appareil photo pour capturer d'autres moments dans d'autres lieux! ♥ Souvent, je vois les photos des autres et je me dis qu'ils sont meilleurs que moi alors cet article est là pour me rappeler que je ne fais pas de la merde non plus. ^^


#4 - La musique classique, un truc de vieux?

Cet article faisait partie de mes Bonheurs de l'Avent de 2016. Il me rappelle aussi bien ce défi que je m'étais lancé que d'écrire un article par jour entre le 1er et le 24 décembre que celui de parler de ce sujet hautement improbable sur mon blog. ^^ Il me rappelle donc à la fois un risque et un défi, l'un que j'ai pris en parlant de ce sujet qui pouvait être mal accueilli (ouf, ça n'a pas été le cas!) et l'autre que j'ai relevé en publiant 17 articles sur le mois, du jamais vu!


#5 - Se réapproprier sa vie

Et enfin, celui-ci me rappelle une période douloureuse de ma vie, celui où j'ai écrit un article la veille de ma reprise du taf après 3 semaines d'arrêt. Je l'ai relu il y a quelques semaines et je me suis dit "Damned, je suis retombée dans mes travers!" (Mon année n'est pas beaucoup plus zen que les précédentes ^^') La bonne nouvelle, c'est que je travaille actuellement sur ça avec les exercices d'écriture d'Esther et que j'ai bon espoir pour l'année prochaine. En attendant, une piqûre de rappel de temps à autre ne fait de mal à personne ... 




Et voilà pour ces 4 années passées sur le blog! :D 
Comment as-tu évolué, toi, depuis l'ouverture de ton blog?




jeudi 11 avril 2019

Etre prof et introvertie, est-ce incompatible?

Je ne pouvais décidément pas en parler en vidéo et passer ce sujet sous silence à l'écrit ici, non, c'est inconcevable pour mon esprit. :p Si tu ne comprends pas ce que je viens d'écrire, c'est que tu ne me suis pas sur ma chaîne Youtube car j'y ai posté une vidéo sur l'introversion en lien avec mon métier de prof pas plus tard que mardi matin. Comme j'y explique que je suis beaucoup plus à l'aise à formuler des idées bien construites à l'écrit qu'à l'oral, je ne pouvais pas compléter et reformuler mes propos ici :D (sans compter que je touche des personnes différentes sur ma chaîne et sur le blog donc comme ça, mon sujet aura fait double touch)

Encore un article personnel que je pourrais ajouter à ma page "about me", woohoo! Ça en fait des confidences entre toi et moi ces dernières semaines. L'anniversaire du blog approche (4 ans celui-ci!), c'est peut-être ce qui me rend si pétillante de productivité et prompte à écrire sur mes réflexions personnelles. Dis-moi dans les commentaires si ce genre de sujet te plaît car j'ai des statistiques très différentes d'un article perso à l'autre, ça m'aidera à y voir plus clair ^^


Pour plonger dans le vif du sujet, je commencerais par te dire qu'être introverti, ce n'est pas être timide. L'introversion et l'extraversion sont deux modes du cerveau qui te permettent de réagir à différentes situations de la vie sociale au quotidien. Là où l'extraverti va recharger ses batteries au contact des autres, en se nourrissant de rencontres, de stimuli extérieurs, de discussions animées..., l'introverti, lui, va plutôt préférer se mettre dans sa bulle, au calme, si possible sans personne pour se régénérer. Là où l'extraverti sera à l'aise dans une discussion animée, dans un grand groupe, ses idées fusant et rebondissant à l'oral, parlant fort et voulant mener le débat, l'introverti, lui, va réfléchir à ce qui se dit, va peser le pour et le contre des arguments pour chercher à se sonder et savoir où sa réflexion le porte... ce qui le pousse à soit réagir en retard par rapport à la discussion (Oups, on est souvent déjà passé à autre chose), soit à ne pas réagir du tout et à peut-être finir frustré en sortant de la discussion... 

Si tu suis mon raisonnement, tu comprendras rapidement que manifester de l'introversion dans une salle de classe (du retrait, du calme, de la réflexion...), c'est possible ... mais rarement pour le prof qui est censé animer le groupe et enseigner à 25 élèves devant lui. Quand on donne cours, on se voit plutôt faire ressortir son côté extraverti: leader du groupe, prêt à gérer les interactions sociales, les problèmes de discipline, les bavardages, faire respecter les règles, susciter les participations et la motivation chez chacun..., bref, tout un programme tout à fait épuisant pour une personne qui ne se nourrit pas de ces contacts mais qui se "vide" lorsqu'ils se produisent. Ce qui donc est mon cas. 

Du coup, si je suis introvertie, je devrais plutôt faire un autre travail, non? Eh bien, pas vraiment. En tout cas, je ne me vois pas du tout faire autre chose pour l'instant. Même si ça me fatigue beaucoup, j'adore mon métier. Ce qui m'intéresse le plus, c'est d'être au courant de ça, du fait que je dois récupérer beaucoup pour pouvoir donner beaucoup de moi-même, savoir aussi que je ne suis pas anormale à vouloir fuir les interactions sociales en vacances pour mieux me reposer et que j'apprends à me connaître de mieux en mieux pour cerner mes besoins et les combler petit à petit, par mes choix et mes décisions. Ce qui m'intéresse aussi, c'est de me rendre compte que j'ai assez bien développé mon côté extraverti pour donner mes cours car j'ai l'impression que dans l'ensemble, ils sont assez appréciés et que j'arrive à nouer des relations avec mes élèves autour des thèmes abordés. (Fun fact: Ces relations durent dans le temps car même 4 ans après, une élève est venue me reparler d'un reportage qu'on avait vu au cours! ♥ )

Ça explique aussi certains articles déjà écrits sur le blog par le passé comme "la solitude, ce bonheur incompris". Ces relectures a posteriori sont autant de révélations claires de ces prises de conscience qui ont lieu depuis quelques mois chez moi, depuis que j'ai (re)commencé à écrire, à me poser des questions et à me connaître moi-même. 

Autre fun fact: j'ai mis moitié moins de temps à écrire cet article qu'à tourner la vidéo qui est dédiée au même sujet et qui, certes, aborde des anecdotes d'un point de vue différent (je ne voulais pas retranscrire mot à mot ma pensée) mais globalement, ça illustre assez bien ma capacité et ma préférence à rendre compte de mes idées à l'écrit plutôt qu'à l'oral. Si tu as envie de la regarder, la voici, fais-toi plaiz' et n'hésite pas à venir m'en parler dans les commentaires, surtout si toi aussi t'es un(e) introverti(e). ♥ 

mardi 20 novembre 2018

Bloguer sur le minimalisme dans notre monde capitaliste: une nouvelle mode à suivre

J'ai pensé à beaucoup de titres différents pour cet article, y compris "nager à contre-courant dans un monde de consommation permanente". Mais j'ai préféré jouer sur la corde de la blogueuse car ça doit en parler à plusieurs d'entre vous. Le minimalisme, le zéro-déchet est à la mode en ce moment. C'est hyper tendance, on le voit partout. Des astuces qu'on a vu fleurir mille fois et dont on se lasse au bout du 5e article: se brosser les dents avec une brosse à dents en bambou et ne pas laisser couler l'eau du robinet, utiliser du vinaigre blanc pour nettoyer sa maison, désencombrer ses armoires et ne garder que des plantes vertes et 4 livres sur une étagère... Cette obsession a atteint un tel point que ça en devient une mode à part entière. Avec sa propre déco, ses propres codes, son propre style. Impensable d'être minimaliste avec de vieilles bricoles - sauf si elles sont stylées et du plus bel effet! Non, rien de minable, rien de réellement abîmé ou bricolé pour être pensé utile au-delà de l'esthétique de l'objet. Et tant pis pour la planète.

Le summum de mon ahurissement a été atteint quand j'ai vu cette semaine un article à propos d'idées cadeaux déco à offrir à un minimaliste. Tout le paradoxe du consumérisme se retrouve en ce titre. Quand je l'ai lu, j'ai pensé à une question piège ... jusqu'à y découvrir des idées de cadeaux ridicules dont les prix ont manqué de me faire défaillir. 208€ pour 16 couverts, ça a été la goutte, je l'avoue. Bah oui, le minimaliste n'a pas encore de couverts, tu penses bien, il n'attendait que ce superbe cadeau pour manger. 

La clef pour être minimaliste et stylé: le bois et le blanc - très scandinave tout ça. 

Ce genre d'article véhicule des clichés à propos des gens qui tentent vraiment de réduire drastiquement leur impact sur la planète. Qui essaient de consommer moins et mieux. Qui passent par des achats en seconde main pour leurs vêtements, leurs livres, leurs meubles. Qui n'achètent que lorsque c'est nécessaire (c'est-à-dire pas très souvent finalement). Qui consomment local et/ou bio, en passant par de l'agriculture raisonnée ou la permaculture. Ces personnes sont même parfois investies elles-mêmes dans ces initiatives citoyennes. 

Quand j'entends que le mode de vie "zéro déchet" coûte une blinde car je tombe sur des gens qui ont été abreuvés par les médias de ces conneries de la mode minimaliste alors qu'en vrai, ça te fait vraiment économiser de l'argent... C'est purement mathématique en fait: quand on n'achète pas, on ne dépense pas son argent. Point barre. Quand j'entends que c'est réservé aux bobos, je grimpe aux rideaux. C'est à cause de genre d'inepties transmises par les blogs lifestyle & les marques qui se sont emparées d'un concept non marchand pour faire encore plus de fric! Je me permets quand même de rappeler que le minimalisme prône la décroissance, pas le profit caché derrière une belle couche de green et de minimalism-washing. On est censé acheter moins, profiter de ce qu'on a déjà, réfléchir à tous les déchets cachés produits par ce qu'on pourrait se procurer et limiter les effets du capitalisme sur notre vie pour se libérer de cette emprise du "je consomme donc j'existe". 

Surfer sur la vague du zéro-déchet-minimalisme est devenu une vraie mode pour beaucoup de personnes (dont des blogueurs-euses!) qui se sont découvert un soupçon de conscience écologique et qui se disent "je fais des efforts pour la planète" en répandant des conseils bateaux vus et revus partout tout en continuant de vivre de manière purement capitaliste et sans avoir aucunement réfléchi à des changements profonds dans leur mode de vie. 

Alors oui, on n'est pas tous au même niveau d'engagement, non, personne n'est parfait. Mais si vous vous revendiquez minimalistes, arrêtez de vouloir faire acheter des trucs aux gens, c'est aussi simple que ça. Proposez de vraies alternatives, des tricks pour détourner le système, pour y participer le moins possible dans sa conception actuelle. Personne ne peut vous interdire de consommer, comme personne ne peut vous interdire de réfléchir. On fonce droit dans le mur mais tant que c'est de façon épurée, on aime croire que l'impact sera moins dur. Et notre conscience sera saine et sauve. 




mercredi 23 mai 2018

Privatiser ses réseaux sociaux quand on est blogueuse et youtubeuse: mon expérience

A première vue, ça peut sembler complètement paradoxal de privatiser ses réseaux sociaux quand on est blogueuse et qu'on cherche à toucher le plus de gens possible avec nos publications. Pourtant, j'ai été obligée de le faire il y a environ un an et ce qui était alors une contrainte pour moi est devenu un confort. Petit retour sur mon expérience.


Fin août de l'année dernière, des élèves de mon école ont commenté ma chaîne YouTube. J'étais très embêtée au départ pour mes comptes Twitter et Instagram. Dès que j'ai vu ces commentaires, ça a été mon premier réflexe: bloquer l'accès à toute personne qui n'est pas abonnée à mes réseaux sociaux. J'étais à la fois résignée à perdre en visibilité, triste aussi et un peu effrayée de devoir le faire savoir à des personnes de mon entourage et perdre ma "totale" liberté de parole.

Suite à ça, j'ai eu un gros coup de mou et j'ai perdu l'envie d'écrire sur le blog. Les vidéos, par contre, elles, continuaient, je m'y plaisais bien. J'avais surtout peur d'attirer l'attention de gens indésirables sur cet espace qui est beaucoup plus sensible et personnel que ma chaîne YouTube où je parle essentiellement de livres. Je n'y fais aucune vidéo personnelle où je raconte ma vie (ça me met mal à l'aise d'expliquer ma vie en vidéo en fait ^^'). Puis, avec le temps, j'ai repris de l'assurance et j'ai recommencé à publier ici. Moins régulièrement qu'avant mais j'ai repris quand même.


Alors soyons clairs dès à présent: je n'ai pas une très grande communauté sur les réseaux sociaux (un peu plus de 350 abonnés sur Insta, pareil sur Twitter) et je pense que je ne suis pas destinée à en avoir des milliers. Ce que je raconte n'intéresse pas tout le monde, c'est même destiné à un public assez ciblé (porté sur l'écologie, les livres, des modes de vies "alternatifs" hors du circuit de la grande consommation) et ça ne me pose pas de problème. Aujourd'hui, je suis même plutôt contente d'avoir ce cercle restreint car je connais la plupart des gens avec qui j'interagis. Et c'est là que le confort intervient.

Auparavant, j'avais toujours une petite appréhension quand je postais une photo car tout le monde pouvait potentiellement liker et réagir. Ça voulait dire aussi s'exposer et prendre quelque part un risque (bon, tout est relatif, tu m'as comprise). A présent, je peux contrôler qui peut voir cette photo, qui regarde ma story et je suis bien plus à l'aise dans ce que je poste, dans ce que je raconte car j'ai choisi ces gens. Quand je reçois une demande d'abonnement, j'ai le pouvoir de dire "non, je ne veux pas que tu suives mon compte" à une personne que je ne connais de nulle part et qui n'a aucun point commun avec moi d'après le profil de son compte. L'inconvénient du manque de visibilité a fini par se transformer en assurance avec ce côté rassurant du contrôle. Au final, je me sens beaucoup plus libre maintenant car je sais qui a un œil sur ce que je publie et que je le veux bien! :) 


& toi, quelle est ton expérience avec les réseaux sociaux en tant que blogueuse ou youtubeuse?

mercredi 7 mars 2018

Arrêtez de lui dire qu'elle est belle...

... dites-lui plutôt qu'elle est éloquente, qu'elle est créative, qu'elle est audacieuse, qu'elle est talentueuse, qu'elle est compétente, qu'elle est intelligente, qu'elle est altruiste, qu'elle est ambitieuse, qu'elle est brillante, qu'elle est aventureuse, qu'elle est charismatique, qu'elle est courageuse, qu'elle est forte, qu'elle est drôle, qu'elle est engagée, qu'elle est subtile, qu'elle est généreuse, qu'elle est ordonnée, qu'elle est sensible, qu'elle est sage, qu'elle est tolérante ou encore qu'elle est tenace.


En ce jeudi 8 mars, journée de lutte internationale pour les droits des femmes, je le clame haut et fort. Ne réduisez pas une femme à son physique en lui disant d'abord qu'elle est belle. Elle a mille autres qualités qui se valent et que personne ne lui dit régulièrement. 

Aidez les jeunes femmes, les jeunes filles à prendre confiance en elles avec ces paroles fortes et encourageantes. Dites-leur de vivre leurs rêves, de ne plus avoir peur, de se relever après chaque défaite, de continuer inlassablement leurs combats, de poursuivre ce qui les fait vibrer, ce qui leur tient à coeur. 



Dites-leur de croire en elles, qu'elles sont plus fortes que tout, qu'elles peuvent devenir ingénieure, astronaute, écrivaine, médecin, mathématicienne, pilote de chasse, politicienne, photographe, youtubeuse. Qu'elles peuvent être différentes et sortir du cadre fixé par la société. Qu'elles peuvent briser des tabous, qu'elles peuvent revendiquer leurs droits, qu'elles peuvent sortir des stéréotypes de genre. Qu'elles peuvent être Femme en portant du maquillage, un tailleur, des talons ... ou pas - si elles en ont envie. Qu'elles peuvent dire "non", qu'elles peuvent choisir qui elles sont. 



Voilà, c'est ça.
Aidez-les à devenir des Femmes. 

Merci. 



lundi 12 février 2018

Et que mettez-vous en place pour mon enfant?

Bonne année à toutes et à tous! (On est déjà mi-février, mais 'nafout j'fais c'que j'veux :3). Ce premier article de l'année 2018 ne sera pas placé sous le signe des petits bonheurs mais plutôt celui de l'engagement. Je ne parle plus de mon métier sur la toile depuis quelques temps mais j'ai ici réellement envie d’interpeller les parents avec cet article. 



J'ai repensé il y a peu à une énième conversation vue sur facebook à propos des profs et des commentaires destructeurs qu'ils pouvaient asséner aux enfants/ados et une phrase m'est restée en tête. Celle d'une maman qui, en réunion, écoute le constat des difficultés que rencontre son enfant à l'école exposé par l'instit'. Elle acquiesce et, de but en blanc, demande à ce professeur "et que mettez-vous en place pour lui?" qui en reste bouche bée, ne sachant visiblement que dire... (et qui après se fait tacler sur facebook dans un commentaire alors qu'on ne peut pas en conclure grand'chose de ce silence.)

Je ressens encore pas mal de colère et de résignation lorsque je repense à cette conversation - qui ne m'était pas adressée donc - car c'est symptomatique de l'attitude de nombreux parents aujourd'hui. J'ai l'impression que la première génération d'enfants-rois est arrivée à l'âge adulte et que même si elle a fini par comprendre qu'il fallait prendre sa vie en main, assumer ses responsabilités, il y a encore ces réflexes du "on va le faire pour moi" ou le "c'est la faute des autres". 

Le scoop, c'est qu'un enfant, ça s'éduque encore après l'école maternelle et encore aussi après l'école primaire. Quand je vois des parents qui avouent leur impuissance à faire faire les devoirs aux enfants ou à leurs ados, à ne pas savoir quoi faire quand il joue aux jeux vidéos la nuit, à ne pas comprendre qu'il soit une buse en lecture alors qu'il ne fait que passer ses journées et ses nuits sur facebook... j'ai juste envie de dire que c'est un juste retour de bâton. Les parents sont aussi responsables de l'éducation culturelle et de l'éducation tout court. 

Je repense à cet instit' qui est resté bouche bée face à cette maman quémandeuse car au fond, il fait déjà sans aucun doute beaucoup pour tous les enfants de sa classe: préparer les activités en essayant que ce-soit-difficile-mais-pas-trop-pour-qu'ils-puissent-progresser et y passer des journées, des soirées, des weekends entiers, penser à imprimer dans une police adéquate et en recto uniquement pour les enfants dyslexiques, dyspraxiques, instaurer un climat de travail en classe, capter l'attention de chacun (y compris du petit Teddy qui souffre de troubles de l'attention), établir une relation de confiance pour voir l'élève avouer ses erreurs et progresser ensuite, corriger les exercices et pointer les erreurs pour qu'ils puissent comprendre leurs fautes, gérer les histoires entre élèves, mettre des devoirs à réaliser à la maison pour continuer l'apprentissage... Bref, en tant que prof', je connais ça aussi, j'aurai pu tout aussi bien rester pantoise car je considère dans certains cas que je mets bien assez de choses en place et que l'élève n'en profite pas (la faute aux parents? peut-être). Parfois, j'ai très envie de rétorquer aux parents-rois: "Et vous? Que mettez-vous en place à la maison pour mon élève?"


En bonus, un article intéressant à lire le sujet qui nous vient de Montréal. 

lundi 17 juillet 2017

La solitude, ce bonheur incompris ♥

En fait, c'est particulièrement difficile de pouvoir assumer être seule et rester chez soi. Je me faisais cette réflexion ce matin. Attends, je te plante le décor: C'était il y a une dizaine de jours, lors de mon premier vrai jour de vacances, après un weekend passé calfeutrée chez moi en mode autiste "Je ne veux voir personne, noon." au point que Chéri s'est dévoué pour aller chercher le pain (oui, même ça!). Je me préparais psychologiquement à une semaine déjà chargée (c'est-à-dire en mon langage vacances = au moins un truc à faire/une personne à voir par jour) quand je reçois un sms : "Coucou ma chérie, comment vas-tu? Es-tu libre le 12 ou le 13 pour qu'on aille boire un verre ensemble? Gros bisous." Intérieurement, là, mon coeur éclate. J'ai envie de crier "Mais laissez-moi tranquiiiiiiiille".



Mais je ne l'ai pas fait. En vrai, j'ai reposé mon téléphone dans mon sac et j'ai attendu jusqu'au lendemain avant de répondre. Je sais que l'attention est très gentille mais ce n'est pas du tout comme ça que je voulais passer mes premiers jours de vacances. Toute l'année j'ai été pressée socialement et ça a été parfois à la limite de la violence pour moi. 

C'est difficile de faire comprendre aux gens que j'aime être seule, que j'ai envie d'avoir la paix, d'avoir du temps que je passe avec moi-même et mon carnet, un livre ou mon ordinateur sans les frustrer parce qu'ils ont envie de me voir. C'est un bonheur personnel et ça peut devenir un besoin. Pour dire la vérité, j'écris cet article recluse dans la chambre car Chéri fait trop de bruit dans le salon avec son jeu de guerre. C'est trop de stress alors que j'ai juste besoin de calme, de me poser, de faire quelque chose pour moi.

Quand on vit en couple, l'équilibre est un peu complexe à trouver. Quand je vivais chez mon père, je passais la majeure partie de mon temps dans ma chambre justement et j'en sortais pour manger, me laver, sortir... Je me rends compte que le fait d'avoir un espace personnel me manque un peu. Un bureau, une bibliothèque où je pourrais me poser tranquilou, un havre de paix... J'en rêve de cet espace, surtout quand les journées sont longues, quand je sens que je travaille trop et que je veux juste disparaître de la vue des autres. C'est là que la méditation pourrait prendre tout son sens mais je ne m'y suis pas encore mise. L'idée serait à explorer.

En attendant, je vais me contenter de partir m'isoler en voyage. J'aimerais pratiquer la méditation (justement) une fois sur place, me recentrer sur moi, mes besoins, la nature, me laisser porter aussi. Plus simplement. 


samedi 13 mai 2017

Je suis ambassadrice Slow Cosmétique!




Si tu es un petit lutin attentif, tu auras remarqué un nouveau logo dans la barre latérale de droite sur le blog:



Fin de l'année dernière, j'avais reçu un e-mail de l'équipe Slow Cosmétique dans lequel j'étais approchée pour un lien d'affiliation visant à promouvoir le market-place de la mention. Ces derniers mois, c'est à cet endroit que j'ai acheté 80% de mes cosmétiques. De nouvelles marques y ont fait leur apparition en plus d'autres déjà bien connues dans la sphère Slow. 

Tu connais mon amour et mon engagement pour des produits bio, de qualité et fabriqués dans nos régions. Je ne pouvais donc qu'accepter la demande de promouvoir ce mode de consommation à travers le blog que tu lis en ce moment. Je tenais à refaire le point sur ce qu'est la Slow Cosmétique pour l'association et comment moi, je la perçois parce que tu débarques peut-être et que tu ne sais pas du tout de quoi il s'agit! ☺ Cependant, je tiens à dire que - comme tout ce qui est présenté sur ce blog - je ne perçois aucune rémunération. J'ai choisi de marquer cette appartenance et ce soutien par entières convictions et qu'il ne s'agit donc pas d'un lien d'affiliation qui me rémunérera à chaque achat que tu effectueras. Tu verras: l'urgence de consommer Slow se trouve ailleurs...




Tout internet a été envahi par la vague du slow ces dernières années et encore plus ces derniers temps. On voit fleurir sur les réseaux sociaux et les blogs différents moyens pour ralentir sa vie et mieux en profiter, tout en consommant différemment. Au-delà de la nouvelle pression que ces blogueurs et influenceurs peuvent exercer sur notre vie personnelle (nous faisant nous sentir coupables à bien des égards), il faut bien reconnaître une chose quant à notre société de consommation: elle tue la planète sur laquelle nous vivons. 

Nous avons été habitués à vivre dans une certaine frénésie et à travers une certaine routine depuis 50 ans. Plus le "progrès" avance, plus notre rapport au temps évolue lui aussi. Mes grands-parents m'ont souvent dit que j'étais impatiente, qu'il fallait attendre avant d'avoir quelque chose... et c'est là tout le problème. Nous sommes dans l'attente de pouvoir nous offrir "quelque chose", pouvoir assouvir nos besoins de possession et de consommation. C'est là que certains disent stop. 

L'Association Slow Cosmétique milite pour une cosmétique plus saine, plus écologique, plus raisonnable et vise à informer la population des méfaits d'une cosmétique "traditionnelle". (Étrange cette utilisation du mot "traditionnel" là où la cosmétique industrielle a complètement remplacé les plantes par des matières synthétiques et n'a plus donc aucun rapport avec la tradition) ... Je dirais donc plutôt industrielle. Car c'est ce qu'elle est réellement: des produits fabriqués à la chaîne, pour de la grande distribution, par de grands groupes cosmétiques visant avant tout le profit et l'efficacité en tube plutôt que le respect de notre peau et de notre environnement. Une autre cosmétique est possible et c'est ce que je vais aborder ici à présent. 

Je réagissais l'autre jour à l'article de Mélodie qui expliquait pourquoi elle retournait partiellement vers de la cosmétique industrielle après une tentative de transition pour du bio et du slow. Ma vision et ma connaissance actuelles de l'état de la société, de notre planète, de nos modes de vie m'empêchent littéralement de retourner vers ce genre de consommation. J'ai été écœurée et touchée au plus profond de mon humanité en voyant des reportages sur la déforestation, sur les conséquences de la pollution engendrée par l'Homme, sur de la torture animale pour des cosmétiques... Quand je vais au supermarché, je reste parfois atterrée devant ces rayons, prenant conscience de cette richesse et ce gaspillage qui s'étale devant mes yeux... A un moment, j'ai pris conscience qu'il faut aussi savoir dire stop et rejoindre ces mouvements slow. 

Dire stop, ce n'est pas simplement se dire: "Ok, je vais me tourner vers du bio". C'est - à mes yeux - entamer toute une démarche de pleine conscience sur les actes que nous posons et sur notre mode de vie. Est-ce toujours sensé d'acheter frénétiquement tout en se réconfortant et en se disant: "C'est bon, ça va, c'est du bio"? Pas du tout. Et c'est là que ça peut heurter car on pensait bien faire mais on n'a pas réellement remis en question sa manière de faire, même si une démarche a été initiée. Personne n'a besoin de 5 gels douche différents sur le bord de sa baignoire, ni de 3 shampoings différents, ni de 4 pots de crème hydratante ouverts en même temps. On a qu'une seule peau et il s'agit d'en prendre soin intelligemment.

La Slow Cosmétique, c'est donc "une démarche écologique et éthique fondée sur une volonté commune de promouvoir un mode de consommation naturel, sain et raisonnable de la cosmétique." C'est un peu le développement durable de la cosmétique si tu veux: on cherche à rejoindre le côté social (éthique), le côté économique (faut quand même bien que l'entreprise soit rentable) et écologique, le tout dans une démarche raisonnable. Il est temps de nous respecter et de respecter notre environnement, il n'y a pas de plan(ète) B! 


Alors rejoins-nous sans plus attendre sur le site de l'Association
Slow-Cosmetique.org et la boutique Slow-Cosmetique.com !



Et rendez-vous bientôt sur le blog pour des présentations de produits et de marques Slow que j'ai testés ☺ 

En attendant, tu peux retrouver mon avis sur certaines découvertes par là: 

♥ ♥ ♥

Convaincu/e par la Slow Cosmétique? Dans quelle démarche te situes-tu actuellement?

dimanche 30 avril 2017

Mon carnet de développement personnel - détournement du Bullet Journal

Salutations les chatons! Après plus d'un mois de désertion quasi-totale de la blogosphère, j'avais envie de revenir. J'ai eu un très gros passage à vide à propos de ce blog, de sa ligne éditoriale et des quelques contraintes que j'avais fini par m'imposer - non pas en termes de publication car tu sais bien que ça n'a jamais été mon fort mais plutôt sur ce qu'il fallait poster ou non. 

Je ne te cache pas que je ressens encore beaucoup cette impression de perte de sens et d'intérêt pour cet espace numérique. Pourtant, je blogue depuis quelques années, j'ai des contacts avec certaines d'entre vous qui me suivez envers et contre tout (bécots sur vos joues ♥) mais ... je perds la flamme de l'écriture parfois. Avec autant de blogs sur la toile qui ont en plus enclenché le mode "positive attitude", mes petits bonheurs paraissent un peu de trop. Je vomis un peu cette tendance "happiness" en ce moment même si je garde le cap de rester un max positive pour ne pas broyer du noir et râler H24. J'ai l'impression de voir de la psychologie positive PARTOUT et ça m'oppresse terriblement. On est limite obligé de suivre le mouvement à présent et au lieu de me réjouir de voir se répandre du positif partout, je le fuis. Mon esprit de contradiction sans doute.  



Un carnet d'écriture ... la solution?

Une autre raison pour laquelle j'ai délaissé le blog, c'est que je suis ravie d'avoir commencé l'écriture d'un carnet de développement personnel. L'histoire de ce carnet commence en septembre 2016. A cette époque, je découvrais le bullet journal avec les vidéos de Bulledop et j'étais un peu embêtée car je venais d'acheter un journal de bord professionnel. Je me voyais mal aussi faire coexister mes préparations de classe avec mes rendez-vous personnels, surtout en cas d'inspection. Mais j'avais envie d'essayer ce système d'organisation sous forme de carnet alors je me lance avec une petite acquisition à 3€ de chez Dille & Kamille. Je m'y tiens pendant 2 mois, je commence à faire des petits doodles, je conserve les repas que mon Nam me fait... bref, plutôt pas mal mais je finis par lâcher l'affaire parce que je me lasse... 

Le côté organisationnel ne me convenait pas du tout en fait. Là où j'ai besoin de m'organiser, c'est d'abord dans mon travail pour lequel j'use et j'abuse de mon journal de bord (d'ailleurs, j'ai déjà prévu et personnalisé celui que je vais utiliser pour l'année prochaine, j'ai hâte d'être en septembre juste pour ça ^^ #ProfEnFolie). Mais j'aimais beaucoup cet aspect "listes" de livres, de découvertes, de notes, de petits dessins, conserver des souvenirs... Du coup, en janvier, je décide de commander un carnet Leuchtturm 1917 sur Amazon et je me lance en février. A ce moment-là, je suis dans un déclic par rapport à mon travail qui me submerge et je veux me lancer dans un écrit juste pour moi. 

Un des premiers trucs que je mets en place, c'est le time tracker. Je veux savoir combien de temps je passe par jour/par semaine/sur un mois à travailler, voir mes amis, ma famille, passer du temps avec mon chéri et pour moi, histoire de voir si je n'exagère pas mon impression de trop travailler. J'ai tenu ce tracker pendant 2 mois pour me faire une idée sur une période relativement longue. Avec des semaines entre 43 et 49h de travail, je crois que je ne suis plus capable d'entendre dire que les profs sont des fainéants. :p 




Ensuite, je voulais garder une trace des livres que je lisais, des films que je regardais, des découvertes que je faisais... alors j'ai fait une page pour ça. Puis une autre sur les idées cadeaux, sur les petits bonheurs et pensées positives du mois, sur des gratitudes, etc. Petit à petit, le carnet évolue, le matériel utilisé aussi. Mes envies se précisent et se diversifient. Je prends énormément de plaisir à rédiger dans ce carnet ou à relire ce que j'ai déjà écrit les mois précédents. Il est devenu l'un de mes objets favoris du quotidien. ♥  J'y conserve plein de petits moments de ma vie que je peux relire ou des trucs personnels que je ne veux pas forcément partager ici. 

Je suis aussi à l'affût d'images sur Pinterest (en témoigne mon tableau Bullet Journal) avec des doodles à reproduire ou des idées de mise en page, je regarde les vidéos de Bullet Journal proposées par les copines youtubeuses et je gribouille, je dessine, je colorie pendant mes soirées, mes petits moments à moi. Ensuite, je brandis mes chefs-d'oeuvre à Nam, fière comme un paon d'avoir réussi des petits doodles qu'il reproduirait sans difficulté. :3


Petit aperçu du matériel que j'utilise

  • Un carnet Leuchtturm 1917 orange vif
  • Un set de 6 feutres noirs Staedtler à différentes tailles de pointes
  • Un set de 20 feutres colorés Staedtler 0.3mm
  • Le set de 4 Stabilos fluos pastel
  • Le set de 6 Stabilos feutres pastel
  • 2 modèles de masking tape/washi tape 



Et toi? Tu as aussi succombé à l'appel du Bullet Journal? 
Tu l'as peut-être aussi détourné? 

dimanche 5 février 2017

Se réapproprier sa vie.

Il est 21h30 au moment où je commence à écrire cet article. J'avais envie d'écrire un billet d'humeur sans savoir exactement ce que j'allais y dire. Et au moment où j'ai ouvert Blogger, ça m'est apparu très distinctement. 

Demain, je reprends le chemin du travail après 3 semaines d'arrêts. Je croulais sous le stress, sous la pression, sous les contraintes. Le manque d'envie était flagrant, il m'accablait tellement. Je ne l'ai pas caché: l'année 2016 a été particulièrement pénible pour moi (et aussi pour mon entourage proche) et j'avais encore toute la fatigue accumulée, le stress, les problèmes qui couraient en moi malgré mon envie de tourner la page. 

J'ai envie de conclure cette période d'inactivité professionnelle par cet article. Pour me souvenir de cet état d'esprit dans lequel je suis à l'instant actuel. Je me suis reposée et contre toute attente, malgré l'envie, ça n'a pas été le plus évident. Les nerfs étaient toujours soumis à rude épreuve au début de ma pause. Puis, plus le temps allait, plus mon esprit se dégageait de ces contraintes étouffantes liées au travail pour la plupart. J'avais écrit dans mon agenda des tas d'activités qui étaient destinées à me réapproprier mon temps, ma vie, mes envies, ma personne. Se consacrer majoritairement au travail est nocif et même si en tant que jeune prof', tu es confronté à ce problème comme moi, tu dois t'arrêter. For your own sake. 

J'ai repris conscience de certaines choses, j'apprends à me consacrer du temps, j'apprends à gérer les imperfections, à gérer mes émotions et mon stress. J'ai débuté un cahier de développement personnel pour m'aider à ne pas lâcher mes objectifs pour 2017. Ma vie personnelle prendra la part qui lui revient. Je ne suis pas égoïste de vouloir me consacrer du temps. Je dois me répéter ces phrases pour me donner de la force et me persuader qu'elles sont vraies. Parce que je recommence le travail demain et quand je vois le boulot qui m'attend déjà, Seigneur, j'en aurai bien besoin. Mais je ne suis pas stressée, loin de là.

Je reprends le chemin de l'école demain et j'ai envie de revoir mes élèves, j'ai envie de retrouver mes collègues sans perdre de vue que ma vie personnelle est importante. Alors si la Chibi du futur relit cet article et qu'elle est retombée dans ses vieux travers, qu'elle croule à nouveau sous ce poids sans nom d'obligations, qu'elle relise ces lignes importantes. Jusqu'au bout parce qu'en cet instant, je suis maîtresse de ma vie et je maîtrise les contraintes, plus le contraire. 



Se réapproprier sa vie