lundi 17 juillet 2017

La solitude, ce bonheur incompris ♥

En fait, c'est particulièrement difficile de pouvoir assumer être seule et rester chez soi. Je me faisais cette réflexion ce matin. Attends, je te plante le décor: C'était il y a une dizaine de jours, lors de mon premier vrai jour de vacances, après un weekend passé calfeutrée chez moi en mode autiste "Je ne veux voir personne, noon." au point que Chéri s'est dévoué pour aller chercher le pain (oui, même ça!). Je me préparais psychologiquement à une semaine déjà chargée (c'est-à-dire en mon langage vacances = au moins un truc à faire/une personne à voir par jour) quand je reçois un sms de belle-maman: "Coucou chérie, comment vas-tu? Es-tu libre le 12 ou le 13 pour qu'on aille boire un verre ensemble? Gros bisous." Intérieurement, là, mon coeur éclate. J'ai envie de crier "Mais laissez-moi tranquiiiiiiiille".



Mais je ne l'ai pas fait. En vrai, j'ai reposé mon téléphone dans mon sac et j'ai attendu jusqu'au lendemain avant de répondre. Je sais que l'attention est très gentille mais ce n'est pas du tout comme ça que je voulais passer mes premiers jours de vacances. Toute l'année j'ai été pressée socialement et ça a été parfois à la limite de la violence pour moi. 

C'est difficile de faire comprendre aux gens que j'aime être seule, que j'ai envie d'avoir la paix, d'avoir du temps que je passe avec moi-même et mon carnet, un livre ou mon ordinateur sans les frustrer parce qu'ils ont envie de me voir. C'est un bonheur personnel et ça peut devenir un besoin. Pour dire la vérité, j'écris cet article recluse dans la chambre car Chéri fait trop de bruit dans le salon avec son jeu de guerre. C'est trop de stress alors que j'ai juste besoin de calme, de me poser, de faire quelque chose pour moi.

Quand on vit en couple, l'équilibre est un peu complexe à trouver. Quand je vivais chez mon père, je passais la majeure partie de mon temps dans ma chambre justement et j'en sortais pour manger, me laver, sortir... Je me rends compte que le fait d'avoir un espace personnel me manque un peu. Un bureau, une bibliothèque où je pourrais me poser tranquilou, un havre de paix... J'en rêve de cet espace, surtout quand les journées sont longues, quand je sens que je travaille trop et que je veux juste disparaître de la vue des autres. C'est là que la méditation pourrait prendre tout son sens mais je ne m'y suis pas encore mise. L'idée serait à explorer.

En attendant, je vais me contenter de partir m'isoler en voyage. J'aimerais pratiquer la méditation (justement) une fois sur place, me recentrer sur moi, mes besoins, la nature, me laisser porter aussi. Plus simplement. 


5 commentaires:

  1. Comme je te comprends, je ressens également ce besoin de solitude, d'être dans ma bulle. J'ai la chance d'avoir un amoureux calme avec qui je peux être moi-même, c'est à dire isolée dans un coin avec un bon bouquin. Il nous arrive aussi souvent de rester assis l'un à côté de l'autre sans forcément se parler, avec chacun notre occupation (comprendre : un livre pour moi et un jeu sur portable pour lui ^^).
    Les gens ont souvent du mal à comprendre notre besoin de calme et de solitude, comme s'il était anormal de ne pas courir partout et de voir sans cesse du monde. Pour exemple, nous passons quelques jours chez ma grand-mère et celle-ci nous a demandé ce matin "Mais, vous ne sortez pas beaucoup... vous ne vous ennuyez pas ?!"

    J'ai beaucoup apprécié lire ton article :)
    Bonne journée,

    Marine

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  2. J'aime beaucoup ton article, probablement car je m'y reconnais tant il y a quelques années. Comme toi, j'aime la solitude, ces moments rien qu'à moi ont toujours été essentiels à mon épanouissement.
    Aujourd'hui, j'ose simplement expliquer à mes proches qu'il existe deux types de personnes : celles qui se ressourcent en étant entourées des personnes qui leur sont chères, et d'autres (comme toi et moi) qui nous ressourçons quand nous sommes seules.
    Depuis que je fais ça, je ne culpabilise plus de refuser ou d'inventer des stratagèmes des invitations et mes proches comprennent parfaitement !
    Charlotte - www.charlottebeydonblog.wordpress.com

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  3. Ah, autant j'adore avoir des semaines bien remplies et sortir avec des amis, autant j'ai besoin de semaines "vides" pour me retrouver et recharger les batteries. Je comprends donc parfaitement ce que tu peux ressentir ! Par contre, moi j'ai toujours passé plus de temps dans le salon que dans ma chambre, que ce soit chez mes parents ou en coloc'... Courage !

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  4. Je te comprends parfaitement.

    Je ressens aussi ce besoin de rester seule de temps en temps. Sans voir ou parler à qui ce que ce soit. Ce n'est pas que je ne les aime pas, mais par moment, je voudrais juste être en tête-à-tête avec moi-même.

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  5. Merci pour ce doux témoignage. C'est vrai que l'on se sent parfois seul.e ... à aimer être seul.e ! Je suis comme toi, j'aime mon cocon, être avec moi-même. Cela ne m'empêche en rien de profiter de la vie, d'aimer voir des gens. Mais j'aime aussi profondément passer des soirées, des journées seule avec moi-même et je detester que l'on vienne déranger cela. Il m'est déjà arrivé de décliner une invitation parce que j'avais envie d'être tranquille et au calme chez moi. Je ne sais même pas si j'arriverais à vivre en couple. J'ai tellement ce besoin d'être seule de chez seule que partager mon quotidien 24h sur 24, même avec une personne que j'aime profondément, me rebute.
    Enfin voilà, la solitude c'est magique pour moi aussi !
    Bisous et à bientôt,
    Pêche
    www.pecheneglantine.wordpress.com

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