mardi 26 mai 2015

Mon adhésion au mouvement Slow Cosmétique | Mon expérience avec le monde de la beauté

J'avais envie de refaire un peu le point sur mon expérience et mon rapport avec le monde de la beauté. J'ai commencé à me tourner vers d'autres marques que les conventionnelles en 2010. Paradoxalement, c'est lorsque je me suis tournée vers des produits plus naturels que la quantité de cosmétiques a explosé dans ma salle de bain.


En 2010, j'avais alors 19 ans. J'étais une bonne consommatrice chez Yves Rocher principalement grâce aux promos permanente, aux odeurs sympa et à l'efficacité correcte des produits. Mais en avril, je suis entrée dans la boutique Lush de ma ville et j'ai longuement discuté avec une vendeuse qui m'a bien conseillée et convaincue de tester certains produits. Elle m'a aussi beaucoup sensibilisée sur le fait que les cosmétiques que j'achetais jusqu'alors étaient très peu concentrés en actifs et donc que l'efficacité s'en trouvait amoindrie. J'avais déjà quelques problèmes de peau à l'époque et je suis repartie avec Herbalisme, Eau à Rome et deux échantillons de crème visage. C'est ainsi que débuta mon addiction pour Lush... 

Toute l'année 2010 et une partie de l'année 2011, je me suis engouffrée dans une Lush Mania invraisemblable. Je voyais rose à paillettes avec ces produits rigolos, efficaces, qui sentaient bons et qui n'avaient jamais fait que du bien à ma peau. Après le visage, je suis passée au savon, aux produits pour le corps, le bain... et je finissais par mieux connaître les produits que les vendeuses de la boutique grâce au forum de la marque sur lequel j'étais très active. Petit à petit les désillusions sont arrivées avec la suppression du programme de fidélité, le remplacement de produits sans emballage pour des produits emballés, une hausse incroyable des prix... bref, j'ai viré le rose à paillettes de ma vue et j'ai ouvert les yeux sur cette marque qui était certes bien meilleures que les marques lambda mais qui ne me convenait alors plus. 

L'expérience Lush m'a appris que ce qui m'importait dans le fait de consommer responsable, c'était d'abord de respecter l'environnement, les animaux et ma peau. Suite aux désillusions, je m'étais un peu plus renseignée sur les compositions, savoir quels ingrédients étaient dangereux, provoquaient des polémiques, etc. Je terminais mes produits Lush (j'avais amassé un sacré stock!) que je remplaçais par d'autres dans d'autres marques. Je me cherchais encore un peu et surtout, j'ai continué d'acheter à la même fréquence, à l'envie, totalement compulsivement. 


En décembre 2011, j'ouvrais mon précédent blog dans l'optique de partager mes découvertes cosmétiques, mes réflexions et mes autres passions avec d'autres blogueuses et lectrices. Et je dois bien avouer que cela ne m'a pas aidé à ronger mon frein, bien au contraire. J'avais quitté le forum officiel de Lush mais je me suis retrouvée propulsée dans la blogosphère beauté que j'ignorais totalement jusqu'alors! 

Entre 2011 et 2014, j'ai adoré tester de nouveaux produits, en parler, râler sur certains, vanter les mérites d'autres, partager sur des nouveautés, donner et recevoir des conseils... et puis, petit à petit, ça m'a lassée et ça m'a mise mal à l'aise. Plus j'écrivais d'avis sur des produits, plus je me rendais compte à quel point c'était personnel et que ma peau était unique. C'est difficile de conseiller à travers son écran.... En parallèle, je trouvais aussi que j'étais bien mal placée pour conseiller puisque je tâtonnais moi-même encore à la recherche des produits idéaux pour ma peau.


Mais en 2015, il y a quelques semaines, j'ai eu un déclic terrible. Un soir, j'ai décidé de lister tous mes produits dans le petit carnet que j'ai en permanence dans mon sac. Une folie m'a prise et durant toute la soirée, j'ai soigneusement relevé tous les cosmétiques que j'avais encore dans ma chambre et ma salle de bain. Le constat était sans appel: il y en avait partout en quantité énorme!

Quelques jours auparavant, je me lançais dans un nouveau no-buy. J'avais conscience qu'il fallait que j'élimine quelques produits, c'était certain. Mais j'ignorais alors à quel point j'étais éloignée de la vérité. J'ai ressenti un trop plein, un étouffement. Il fallait que je me débarrasse de tout ça, j'en avais décidément beaucoup trop ! J'aspirais à faire table rase, à éliminer tout le surplus (et ici, il ne s'agit pas de kilo de graisse ;) pour y voir clair. Comme après un bon rangement de printemps. 

Aujourd'hui, j'ai cette liste sur moi quand je fais les courses. Je ne suis plus attirée irrésistiblement comme avant dans les rayons cosmétiques des magasins. J'ai reçu l'électrochoc qu'il me fallait et j'entame un nouveau mode de consomm'action: la slow cosmétique. 

J'avais vaguement découvert ce mouvement il y a déjà deux ans mais je me disais "boarf, je consomme déjà en grande partie des cosméto bio", je me sentais peu concernée. Jusqu'à ce que le nouveau guide visuel sorte et que je redécouvre les principes de bases que je cherchais tant. Les principes sont limpides, clairs et honnêtes: je consomme peu et je consomme intelligemment.


Dans un monde parfait, la peau n'a besoin de rien. Mais comme je suis imparfaite, pour le moment, elle a besoin de quelques trucs très basiques: un nettoyant, un tonique et un hydratant au minimum. Rien de particulier en plus, le reste, c'est du bonus et cela peut devenir du malus si la peau n'en ressent pas le besoin. Depuis que j'ai adopté une routine basique qui correspond aussi à mon type de peau (peau sensible bonjour!), les boutons se font plus rares, ils sont localisés sur la zone hormonale du menton. Il ne me reste que des cicatrices à éliminer et j'espère y parvenir d'ici quelques semaines grâce aux soins que j'applique chaque jour... 

Depuis que j'ai adhéré au mouvement Slow, je me sens mieux dans mes baskets. J'ai l'impression que j'ai trouvé un truc qui me convient, qui me pousse à faire attention à la nature et aussi à ma personne. Cela fait écho à la consommatrice sensée qui est en moi, celle qui a commencé à réfléchir à l'utilité des produits qu'elle achète, à son impact. Le message de la Slow Cosmétique que je retire est celui qu'on est toutes belles à l'intérieur et qu'il faut laisser la peau l'exprimer. Qu'il faut la respecter, ne pas l'agresser et elle fera très bien ton job toute seule. 

Sur ce, je vous laisse avec la vidéo dans laquelle je donne mon avis sur le Guide visuel de la Slow Cosmétique écrit par Julien Kaibeck et Mélanie Dupuis!



& vous, plutôt adepte de la Slow ou de la Fast cosmétique?

13 commentaires:

  1. Wahou je me retrouve énormément dans ton article, il m'est arrivé la même chose après mes études d'esthétique. J'avais des armoires remplis de produits, aujourd'hui un gant nettoyant, une eau thermale et de l'huile !
    Depuis j'ai une peau qui se porte mieux malgré des boutons hormonaux sur le menton, comme toi.
    En tout cas adepte et fan même de la slow cosmétique ! :)
    (Ou comment passer de plus de centaines de produits à même pas 5...^^)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En plus des études d'esthétique!! Ça aurait encore plus tué mes armoires je pense! x__x
      Tu as réussi à te débarrasser des produits en trop? J'en ai encore pas mal, j'élimine, j'élimine mais ça descend lentement... :p

      Supprimer
    2. Looool ^^ Il m'en reste encore deux ou trois mais le reste oui je l'ai soit donné, soit vendu.
      Ça prend du temps en fait à faire le vide, le tri, mais au final on se sent mieux.
      Un corps sain dans un esprit sain ;) ^^

      Supprimer
    3. J'ai aussi refilé 2-3 trucs et j'en ai jeté par la même occasion (du makeup que j'avais depuis plus de 5 et que je n'utilisais jamais notamment). A chaque fois, je barre le produit sur ma liste, je suis super contente quand un truc est fini! ^^

      Supprimer
  2. Coucou !
    Je me rends compte que j'ai longtemps lu ton blog sans commenter... honte à moi !

    C'est drôle, j'ai moi-même fais un bilan y'a pas longtemps sur le blog (un peu plus général) et cela fait plus d'un an maintenant que je suis passée à la Slow, quelque chose que je ne regrette pas.
    C'est tellement plus simple, plus efficace, moins cher, la peau en apprécie beaucoup plus rapidement les bienfaits. J'ai tous les livres de Julien Kaibeck, dont celui que tu présentes, qui est très bien pur débuter. J'ai l'ancienne version aussi, et celui sur les huiles qui est fabuleux. Je suis très fan de son travail, de son approche et du mouvement qu'il a fondé. Il y a d'ailleurs des produits tops dans l'eshop slowcosmetique.com
    Je te recommande aussi la lecture de Rita Stiens, La Vérité sur les Cosmétiques, peut-être connais-tu déjà le site, en tout cas, ça nous éclaire sur les mensonges et les dangers de certains composants de la cosmétique conventionnelle.
    Bref, ravie de voir que les adeptes sont de plus en plus nombreux, et ravie d'en voir parmi des personnes que je connais ! ;-)
    Des bisous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui j'ai lu ton bilan, je pensais justement que j'avais aussi écrit cet article et que ça se recoupait bien ! ^^
      J'aime aussi beaucoup le travail de Julien Kaibeck, il s'investit pas mal dans le mouvement, c'est top ! et il a une visibilité à la télé et sur internet, c'est bien pour faire entendre la voie du bio :3

      Ouiii, vive la slow! Tu as déjà commandé sur la market place?

      Bisettes!

      Supprimer
    2. J'ai essayé de commander sur leur market place, et il y a eu un soucis au dernier moment, donc j'ai abandonné, mais oui, j'aimerai y commander des eaux florales et du gel d'aloe, car la qualité est vraiment top, du moins dans la liste INCI. ;-)

      Oui, c'est bien qu'il ait une bonne visibilité, car justement, ça permet d'informer et intepeller les gens. ;-)

      Bises et bon week-end à toi !

      Supprimer
  3. Je me suis attelée à faire une petite (eurf, pardon, grande) liste de mes produits aussi et rien à faire, je continue à acheter.
    C'est sûr que le mouvement slow m'intéresse et j'ai l'impression qu'il correspond à mes idées mais en même temps, j'ai parfois j'impression d'être une droguée des cosmétiques (surtout ces derniers temps où j'ai acheté pas mal de crasses que je m'amuse à démonter d'habitude...) erf
    Ca me désespère chibi :-(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh mon petit chou, je viens de voir ton commentaire seulement aujourd'hui !! P'tet que tu vas recevoir ma réponse et que tu vas relire ton commentaire et te dire que tu as fait du chemin... :-3 ♥

      Supprimer
  4. Hé bien en voilà un article très intéressant ! Bien que ton expérience soit fort personnel, je ne peux que faire le lien avec la mienne, qui est sensiblement pareil.... Je suis également en train de faire la liste des produits que je dois finir et je viens de remarquer avec horreur que mon addiction pour Lush n'était que de la poudre aux yeux.... mes cheveux sont déglingués, ma peau est fatiguée et mon porte-feuille... vide.

    J'ai également acheté les deux livres sur la slow cosmetique et chaque page me fait presque mal au coeur !

    Mais contrairement à toi, j'ai toujours énormément de mal à me défaire de certains produits (par exemple, les produits Clinique, que j'adooooore et que je trouve super efficace). Donc en ce moment, j'essaie de vider et je me force à ne plus acheter tant que j'ai pleins de produits en stock (j'ai arrêté les box, et il faut que j'arrête Internet xD).

    Ton expérience m'encourage fortement dans ma démarche, j'espère réussir à me passer de tout ça (bon, dans quelques années, vu mes stocks, mais j'ai bon espoir!)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour miss! Je suis désolée de répondre si tard, je n'avais pas vu ton commentaire auparavant... Sincèrement désolée!

      Bref, je peux comprendre que ça te fasse mal au coeur mais si tu regardes les compos des produits Clinique, ce qui me fait mal au coeur à moi, c'est tout l'alcool qu'ils mettent dedans (le basic 3 temps par ex.). Peut-être même que ton type de peau va changer (ou a déjà changé? Je ne sais pas où tu en es depuis le mois de mai) parce qu'il va reprendre son rythme de base et que le temps que ça se régule, tu auras une peau tout à fait différente... Bref, je suis curieuse de savoir quel a été ton parcours durant cet été justement. Si tu vois cette réponse tardive, sache que ça m'intéresse d'avoir de tes nouvelles ^^

      Et si tu stagnes, reprends courage! Rome ne s'est pas construite en un jour ;-)

      Supprimer
  5. Ta vidéo est super complète ! :) J'ai beaucoup apprécié que tu apportes tes critiques constructives, notamment pour le layering où je rejoins totalement ton avis.
    Je suis septique sur la partie avec les recettes, par exemple le baume fouetté démaquillant demande 3 huiles différentes et encore deux autres ingrédients, je suis tentée de demander "Pourquoi ne pas se démaquiller plus simplement, avec une seule huile ?". Je comprend le plaisir de réaliser soi-même des produits plus élaborés, mais dans un livre Slow "ça me fait grincer les dents" comme tu le dis si bien dans la vidéo :)

    Moi je suis passée aux cosmétiques biologiques/naturels il y a 3 ans environ, et l'évolution vers la slow cosmétique s'est faite naturellement. Maintenant j'utilise mes produits jusqu'à ce qu'ils soient terminés ou périmés, j'ai une routine soin légère et une seule palette de maquillage (moi qui collectionnait les monobulles d'Agnès B. il y a quelques années !). Lorsqu'un produit me donne envie, j'attends de finir celui que j'ai déjà et cela me donne le temps de la réflexion pour savoir si je souhaite toujours acheter l'autre.
    Au final mon évolution s'est étendue au delà de la cosmétique ; en plus de regarder les compositions des produits de beauté et d'hygiène, je regarde les compositions de ce que je mange, je me dirige de plus en plus vers une alimentation plus saine et plus biologique,
    La semaine dernière j'ai découvert l'achat en vrac, et c'est une nouvelle révélation : pas d'emballages, pas de gâchis, j'adore :) D'ailleurs dans cette logique de diminuer les emballages, lorsque j'aurai fini mon gel douche j'ai prévu de passer au savon bio, fabriqué artisanalement en France et sans huile de palme (je suis exigeante !). J'essaye le plus possible de privilégier les produits Français, idéalement locaux, que ce soit dans l'alimentaire ou la cosmétique.

    Comme tu le dis à la fin de ton article, "je me sens mieux dans mes baskets", cette façon de consommer me convient et je ne me sens absolument pas frustrée :)

    Encore merci pour cet article et cette vidéo qui ont dû tous deux te demander beaucoup de temps !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Halala Manon, je suis mortifiée de voir ton commentaire seulement maintenant! Il a du te demander du temps aussi en plus, je suis désolée de ne répondre que maintenant!

      Ton évolution est impressionnante! Je ne peux pas encore choisir mon alimentation car je ne vis pas "chez moi" mais le vrac, ça doit être génial. Tu achètes tes bocaux et hop, tu les remplis au magasin ^^ J'adore les savons saponifiés à froid (mais de temps en temps, un gel douche crémeux, c'est aussi très sympa :3)

      Concernant les recettes plus élaborées, on n'est pas toutes adeptes du 100% minimalistes et certaines recherchent des textures plus précieuses, élaborées et je préfère quelqu'un qui s'essaie à la faire soi-même qu'une personne qui achète son beurre démaquillant chez The Body Shop, tu vois? ^^ Il y a des fois où j'ai aussi envie d'utiliser un truc différent dans ma routine et pour le moment, j'ai encore l'Oléo Gelée De Novo pour varier de mon eau micellaire. C'est un petit truc en plus. Et puis rien n'empêche de faire la recette avec deux huiles et moins de chichi je pense... Mais sur le principe, je vois bien ce que tu veux dire :-)

      Merci à toi d'avoir pris le temps de me lire et de me regarder ! ^^
      Bisous

      Supprimer