lundi 17 août 2015

Bénin - Safari au Parc de la Pendjari

Tu ne le sais peut-être pas mais il y a un an et demi, je suis partie pour environ deux mois au Bénin. J'y ai donné cours pendant cinq semaines et le reste du temps, j'en ai profité pour me reposer, visiter le pays et subir le climat. 

Quand j'étais sur place, j'ai fait des petits articles chargé d'anecdotes mais je n'avais pas envisagé de présenter mes photos. Je crois que c'était encore trop frais, trop personnel, trop de souvenirs. Aujourd'hui encore, ce voyage me rend nostalgique. Quand j'étais sur place, je ne prenais pas conscience de ce que je vivais et je le savais. Ça me frustrait énormément, je pensais tellement ressentir un décalage, une coupure, quelque chose de vif, de brutal! La rupture s'est plutôt passée au retour lorsqu'il a fallu m'adapter à mon mode de vie précédent.




Trêve de mélancolie, je voulais te parler aujourd'hui d'une raison pour laquelle beaucoup de personnes rêvent d'aller en Afrique: réaliser un Safari. Oui, avec un S majuscule parce que pour une fois, nous avons la chance d'observer des animaux dans leur habitat naturel, dans leur climat, au milieu de la savane ou de la forêt, protégés de loin par les Hommes et non élevés ou chassés.

Le seul Parc béninois où il est possible de faire un Safari est celui de la Pendjari, situé dans le nord-ouest du pays. Il est situé à environ 4 heures de route de Natitingou, la ville la plus proche où nous séjournions. Les paysages montrent une nature sèche à cause du climat, on y retrouve beaucoup de savane. Du coup, pas grand chose de luxuriant à photographier dans ce coin-là - au contraire des chutes de Kota et de Tanougou dont je vous reparlerai peut-être dans un prochain article.




Le Safari est une activité qui rapporte beaucoup d'argent et qui permet d'aider le Parc à survivre, payer les guides, entretenir les infrastructures d'accueil, préserver le patrimoine... mais pas à soigner les animaux par contre. Le guide que nous avions nous a expliqué qu'ils laissaient la nature opérer. Si deux lions se battent, il y en a un qui va mourir et c'est comme ça. Ils n'interviennent pas dans ce genre de cas. Leur influence sur les animaux est plutôt minime, ils se font petits et se contentent de connaître les animaux sur le bout des doigts, leurs habitudes, leur repaires favoris... pour que les touristes aient la chance de les apercevoir - même de loin pour certains - et nous donner des informations insolites sur leur compte. 

Pour l'organisation de l'expédition, nous sommes passés par les contacts établis avec les habitants du coin. De cette façon, nous avons pu obtenir de bons prix négociés par un de nos amis. J'ignore si les agences de voyage gonflent beaucoup les prix mais de manière générale, je déconseille de passer par elles. Quand on part en Afrique avec une agence, cela ne profite pas aux habitants de la région alors qu'il y a des structures hors agences qui existent et qui sont tout à fait fiables. Pour le Bénin, je vous recommanderais particulièrement Éco-Bénin qui organise des circuits et des tours de manière responsable.







Les éléphants, pour se nourrir ou lorsqu'ils sont en colère, peuvent aller jusqu'à déraciner un arbre. Les dégâts infligés à la nature du parc sont parfois considérables, ce qui oblige la replantation de palmier dans plusieurs zones chaque année. 


Pumba et toute sa petite famille !  




La légende selon laquelle les crocodiles restent la gueule ouverte en attendant que des petits oiseaux tels que les Robinson de Martinique viennent leur curer les dents est en partie vraie! Ici, le guide nous expliquait qu'il gardait la gueule ouverte surtout pour réguler sa température. 


Un de mes bonheurs est celui d'avoir pu voir des lions de mes yeux, à seulement quelques mètres de la piste! Il a fallu s'approcher doucement (essaie de rester discret dans un 4x4 vrombissant, vas-y essaie) et on a pu les voir entre les arbres. Il faisait tellement chaud cet après-midi là... ! C'est à ce moment que j'ai appris qu'un lion pouvait dormir jusqu'à 20 heures par jour! Paresseux va... 





Une de mes photos favorites. ♥ Les hippopotames sortent rarement la tête de l'eau à cause de la chaleur et peuvent rester très longtemps en apnée. Autant dire que lorsqu'ils ont pointé le bout de leur nez, j'étais déjà sur le coup depuis de longues minutes.





Le lever de soleil sur le Parc était vraiment un spectacle magnifique. 









Il est sans doute inutile d'affirmer que cette expérience fait partie de mes meilleurs souvenirs malgré le mal de dos (et aux fesses, ouille!) que m'ont provoqué deux jours assise à l'arrière d'un 4x4 à rouler sur des petits chemins cabossés. Nous avions un guide extra, qui connaissait tous les animaux, qui avait un regard perçant et les apercevait à des dizaines de mètres (y compris les oiseaux!), c'était très impressionnant. Le seul petit regret fut de ne pas avoir vu les guépards (qui sortent peu et sont très rapides - merci Captain Obvious) ni de girafes mais pour ces dernières, c'est normal: le parc n'en possède pas. 




Et toi, tenté(e) par un Safari?


6 commentaires:

  1. Réponses
    1. Tu auras p'tet l'occasion d'y aller un jour... :-)

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  2. Ton article et tes photos m'ont fait voyager ! :D Cela doit être incroyable de voir tous ces animaux !

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    1. Oui, c'est vraiment étonnant en fait. Quand tu te retrouves à quelques mètres des lions, t'es en mode "oh my god et s'il m'attaque maintenant???" xD

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  3. Ravi que ça t'ai plu <3
    Et non, le lion n'est pas un gros paresseux, juste un chat géant ^^

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    1. Oui c'est vrai ^^ mais le chat, c'est entre 16 et 18h. Ça n'en reste pas moins des paresseux! :p
      Tu es du Bénin, en fait? :D

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